Toujours pas d’enfant
Un été avec des enfants suffit à confirmer : pas de bébé pour Camille, du moins pas tout de suite.
Bonjour tout le monde !
Vous avez passé un bon été ?
Moi, je l’ai passé entourée d’enfants, et je dois vous avouer que… voilà, c’est un peu cliché, mais ça a vraiment réveillé en moi un désir profond… de NE SURTOUT PAS EN AVOIR, voilà. Du moins pas tout de suite.
Nan mais vous me connaissez, j’aime pas généraliser, mais enfin qu’on se le dise : ce sont des populations profondément égoïstes, agressives, et intellectuellement plus que limitées… Et si vous rajoutez à ça le bruit et l’odeur… Enfin pardon, mais ces gens ne sont pas comme nous ! Ils ne se lavent pas, ils ne travaillent pas, ils parlent très mal notre langue ! Beaucoup sont d’ailleurs quasiment analphabètes.
« Tata bobo genou ! » Mais enfin, Augustin, si tu veux bénéficier de la Sécu, fais au moins une phrase complète !
Ah oui, parce que c’est à ça aussi qu’on voit leur refus de s’intégrer : à leurs prénoms. Augustin, Marcel, Alma, Ambroise… Ces gens apprennent le français sur la ligne 9 ! C’est à peine si sur la plage, j’entendais pas crier : « Grands Boulevards, arrête de taper Mairie de Montreuil ! ». Non mais bonjour l’intégration !
Et qu’on ne vienne pas me traiter de raciste hein ! J’ai moi-même un neveu qui est enfant, donc bon. Mais quand même disons-le : chaque année, ce sont plus de sept cent mille nouveaux enfants qui arrivent sur le territoire par voie basse. Je suis désolée ! Mais on ne peut pas accueillir toute la misère du monde ! C’est pas le grand danger, c’est le petit remplacement !
Voilà, donc vraiment pas d’enfant tout de suite. Je veux dire, on n’est pas pressés, en plus aujourd’hui la science fait des miracles ! Je rappelle quand même que Robert de Niro est devenu papa à 79 ans. Bon, j’avoue, là, c’est peut-être un peu extrême.
« You talking to me? You talking to me?! »
Oui papa, depuis 10 minutes, donc augmente ton sonotone, s’il te plaît.
Non puis moi, j’ai décidé que si je dois m’y mettre, ce sera de toute façon après mon César. D’ailleurs, si j’en gagne un, je crois que c’est aussi comme ça que j’appellerai mon fils : César.
Et si je ne gagne pas ? Pareil, mais j’aurai une fille. Nomination. Nomination Lavabre. Enfin, Nomination Gosling-Lavabre, mais elle aura préféré garder le nom de sa mère.
Bon, alors quand j’ai parlé de mon César, je vous ai entendus glousser là. Mais je vous rappelle quand même que cet été, j’ai tourné dans un film. Oui, un rôle vraiment complexe. Une fille énigmatique, à la fois singulière et mystérieuse. Une femme sans passé, sans avenir, sans loge, sans répliques, sans prénom : Passante numéro 16. Mais que se cache-t-il derrière ce chiffre ? Le film pose la question mais refuse d’apporter une réponse.
Bref. Après, pour être honnête, j’avoue que ça m’inquiète un peu de n’avoir toujours pas eu le déclic bébé cet été. Parce que ça y est, j’arrive à l’âge où mes frères et sœurs sont parents, ma meilleure amie est enceinte, ma deuxième meilleure amie se marie fin septembre, et moi… j’en suis encore à faire des classements de mes meilleures amies.
Donc je sais bien que je devrais suivre la cadence, mais hélas, j’en suis encore au stade des crushs estivaux, à rouler des pelles dans des calanques et à débriefer le lendemain à mes amis parents dans une note vocale de 20 minutes qu’ils n’écoutent même pas parce que, je cite : « Chaussée d’Antin a chopé la coqueluche ! ».
